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« A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn]

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MessageSujet: « A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn] Lun 28 Déc - 9:05

Un soleil froid brillait dans le ciel déjà sombre qui surplombait l’importante capitale Sud-Coréenne. Faible éclat hivernal de cet astre méridional, qui ne parvenait pourtant pas à faire monter la température à plus d’un ou deux degrés au dessus de zéro, permettant ainsi à Séoul de conserver son épaisse couverture neigeuse.
Mais si la nature entière s’était parée de ses couleurs d’hiver, la mégapole infatigable qu’était cette ville ne s’était pas laissé prendre à la douce somnolence que cette saison offrait. Dans cette société mondialisé », la saison blanche n’était plus une période de repos et de calme, mais celle des fêtes, où les diverses activités n’étaient que multipliées. Ainsi, pour ne pas empêcher les bonnes gens de travailler, mais également pour une question de sécurité, la neige immaculée avait prestement été dégagée des grands axes, ainsi que des voies piétonnes tel que le Cheonggyecheon-ro.

C’était justement dans sur cette voie que se marchait d’un pas pensif et détendu l’héritière de la famille Kang. Sagement emmitouflée dans son épais manteau noir, qui dissimulait par sa longueur la robe grise qu’elle portait en dessous, ne laissant voir que ses pieds chaussés de bottes noires légèrement talonnées, et les collants noir et suffisamment épais pour la protéger du froid, serrant entre ses mains fines un gobelet de café fumant qu’elle avait acheté deux rues plus tôt, la jeune femme marchait sur les pavés bordant le fleuve sans vraiment regarder où elle allait.
C’était un charmant spectacle de que voir cette beauté asiatique, dont la peau d’une blancheur sans défaut contrastait parfaitement avec sa chevelure de jais dont les extrémités frôlaient à chaque pas le foulard de soie gris perle qu’elle avait négligemment enroulé autour de son cou, évoluer ainsi sous la lumière hivernale, entre l’eau, la pierre et la ville.


Ainsi perdue dans ses pensées, Ji-Ahn ne prêtait aucune attention au paysage qui s’offrait à elle, pas plus qu’au son rieur du fleuve que l’hiver avait étouffé, et bien qu’elle ne décide que très rarement d’emprunter ce chemin afin de faire une promenade, la japonaise ne semblait pas décider à en profiter.
La semaine  avait été longue, et bien que les fêtes aient commencé, et que nombre de tradition occidentale, dont Noël, avait progressivement été intégrées aux coutumes asiatiques, la jeune femme n’en avait nullement profité. Peu friand des traditions étrangères, et des réunions de familles inutiles, les Kang avaient plutôt décidé d’organiser une fête, afin de commémorer les nombreuses années d’existence de leur groupe, et y avait invité de nombreuses personnalités liées à la firme. Inexplicablement fatiguée, Ji-Ahn n’y avait fait qu’une apparition symbolique de quelques heures, avant de rentrer chez elle, et de jouer de la harpe dans la solitude passible de son vaste appartement, afin de satisfaire autant son grand père que les invités, et de donner l’illusion d’une famille unie.
Cette idée ébaucha sur les lèvres pâles de la jeune femme un sourire emplit de tristesse. Une famille unie ? Comment pouvait-on seulement le croire ? Son frère avait disparut depuis près de trois ans à présent, et tout le monde l’avait déjà oublié, et rayé purement et simplement son existence de la vie des Kangs ?
La jeune avocate se força à rationnaliser. Tous ces sentiments, ainsi que la fatigue, brouillaient son jugement. Ce n’était pas aussi simple que cela, son frère s’était rebellé envers son grand père, lorsqu’elle était entrée au collège, soit environ seize ans plus tôt, son comportement le rendant ainsi indigne d’être présenté à la bonne société. Et si son comportement s’était amélioré lorsqu’elle était rentrée en Corée lors de ses années d’université, ce qui s’était passé expliquait le reste…
Ainsi, la plupart des gens ne connaissait pas Soo-Ah comme étant son frère, ou comme ayant le moindre lien avec la famille Kang.
Si de longues années durant, son grand père avait considéré cela comme une bénédiction, cela avait été, et était toujours une source de souffrance pour la jeune femme…

Elle secoua légèrement la tête, chassant ces pensées moroses de son esprit. Elle ne devait pas se laisser aller ainsi à penser à lui, et à se replonger dans la mélancolie et dans la nostalgie. Ce n’était pas bon pour elle, et par dessus tout, il n’aurait pas voulu ça.

Détachant ses iris obsidienne des pavés qui composaient la route, elle constata avec une légère surprise qu’elle n’était pas là seule à avoir décidé de profiter de son samedi après-midi afin de faire une balade près du fleuve. Quelques mètres d’elle, un couple main dans la main, avançait doucement, un jogger à l’air motivé, les écouteurs visés dans les oreilles, un grand père qui portait sur son dos un étrange chargement de légumes, une jeune femme d’une vingtaine d’année…


Punition pour avoir voulu replonger dans la tristesse et la mélancolie, ou au contraire pour avoir voulu y échapper ? Coup du destin ou simple hasard ? Ji-Ahn n’aura sans doute jamais la réponse à cette malheureuse question, ni à celle de savoir pourquoi une plaque de verglas mal enlevée se trouvait justement sous son pied à cet instant, provoquant sa chute… et faisant également une autre victime : la jeune femme qu’elle croisait se vit aspergée sans qu’on lui demande son avis de café fumant.

Légèrement sonnée par sa chute, Ji-Ahn reprit cependant rapidement ses esprits, d’autant plus lorsqu’elle remarqua ce qu’elle avait fait. Se relevant prestement, elle se précipita vers la jeune inconnue, se confondant en excuses, tout en essayant de voir si elle n’était pas trop brulée.

« Vous allez bien ? S’exclama-t-elle avec une inquiétude sincère pour la jolie brune qui lui faisait face, Je suis sincèrement désolée. Je… Vous vous êtes brûlée ? » Demanda-t-elle finalement, prête à entrainer la jeune femme vers un café quelques mètres plus loin, qui aurait pu leur fournir de l’eau fraiche et un linge afin d’apaiser sa blessure, et surtout de voir à quel point tout cela était grave, et si c’était nécessaire, l’emmener à l’hôpital le plus vite !



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MessageSujet: Re: « A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn] Jeu 31 Déc - 3:38

Je sors du campus universitaire, je m'étends pour que mes muscles engourdis fassent de nouveau des mouvement autre que se mettre assis et tenir un stylo.
Ça fait un bien fou de pouvoir faire de nouveau des mouvements amples, j'aimerais rester plusieurs heures dans la même position juste pour vivre cette sensation d'étirement à pleine pot. C'est vraiment génial.
J'ai finis ma journée de cours, pour une fois je ne finis pas si tard que ça et cela me laisse plus de temps pour traîner un peu partout dans Séoul, à ne rien faire.
J'ai une vie vraiment passionnante en tout cas. 
En réalité, je traîne à Séoul surtout pour trouver des activités à faire pendant mon temps libre, puisque j'ai encore les moyens pour ça, autant en profiter.
Enfin, là je ne compte pas vraiment aller faire ds sports ou activités qui comportait de l'adrénaline, là j'ai juste envie de me promener.
Près de la rivière Han, ça faisait un moment que je n'y avais pas vraiment mit les pieds et pourtant j'adore cet endroit mais en cette période j'avais d'autres choses à faire.
Ca ne me fera pas de mal en plus de retourner là-bas, même si la rivière Han est au centre de l'activité de Séoul...

J'ai marché pendant un petit moment et je suis arrivé sur la grande rue piétonne de Cheonggyecheon-ro, je ne sais absolument pas comment j'ai atterrit ici.
Je me suis perdue dans mes pensées et je n'ai pas du tout fait attention de la direction dans laquelle j'allais.
J'ai pensé sur le chemin à ma vie et un tout les trucs dans le genre. Vous savez, les questions existentielles que vous vous posez toujours au mauvais moment. 
Et bien je crois que c'est ce que je viens de faire à l'instant. J'ai du me perdre dans ce que je faisais un peu de ma vie, comment on veut que cette dernière soit, comment j'aimerais qu'elle soit pour enfin me demander ce que je veux vraiment.
J'ai cogité pendant tout le voyage sur cette fameuse question sans vraiment y trouver de réponse. En même temps, je n'y ai pas vraiment réfléchis. Je crois que je n'ai pas vraiment cherché la réponse non plus.
Et finalement après avoir conclus que je ne savais pas encore quoi faire de ma vie j'ai repris mes esprits et je me suis rendue compte d'où j'étais.
Mais je ne sais toujours pas par quel chemin je suis passée parce que ça fait quand même un moment que je marche je crois bien.
Bon, ça va rester un mystère et cette énigme n'est franchement pas importante puisque d toute façon je suis ici.

Les faibles rayons lumineux viennent s'en prendre à mes yeux et je tourne la tête dans le sens opposé à celui du soleil. Je vais donc vers le fleuve Han (qui est tout de même ma destination de départ) et détail un peu les alentours le temps de m'y rendre.
Séoul est vraiment une ville pleine de vie, je crois que je ne l'ai jamais vu calme. J'aimerais bien passer plus de temps à la campagne et profiter un peu plus d'un silence que ne m'offre vraisemblablement pas Séoul.
Je joue avec mes mains pouces pour éviter que mes mains ne gèlent (mon gilet n'a pas de poche cette fois-ci) et parfois je les fourre dans mon écharpe mais je les retire aussitôt, elles sont trop froides pour mon cou.
Je me positionne là où le moins de monde passe et commence à marcher en jouant avec la neige. Mes bottes se recouvrent de poudreuse et j'ai les yeux rivés dessus en souriant bêtement.
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais j'aime beaucoup l'hiver, c'est ma saison préféré. J'adore les décors hivernaux et la neige est vraiment un magnifique effet de la nature de mon point de vue. En plus je préfère le froid à la chaleur. C'est tout pour me plaire quoi.

Tandis que je m'amuse un peu avec la neige, je ne regarde pas devant moi (parce que je suis très distraite) et malheureusement... J'ai percuté quelqu'un.
Je ne pouvais pas simplement être dans un bon jour il fallait que je finisse par me prendre une personne.
En plus, cette dernière semblait tenir quelque chose de chaud puisque d'un seul coup j'ai sentit un liquide chaud se déverser un peu sur la manche de mon gilet.
Je m'en suis également prit une petit giclée sur la joue. Je dois avouer que cela ne m'a pas fait grand bien.
J'ai lâché un petit "Aïe" avant de fermer les yeux et de me saisir d'une poignée de neige et de me la coller contre ma joue. Ça m'a soulagé et je décide enfin de regarder la personne en face de moi.
La première chose que j'ai vu? Une belle femme. Wah, si je n'avais pas eu à la percuter je pense que je l'aurais vraiment admirer sans retenue. 
Je lui souris avec la neige toujours collée contre la joue. 

-Oh oui, ne vous inquiétez pas! Ce ne sont que des petits dommages collatéraux. J'ai vécu pire! Je lui dis en tapotant de la main gauche la manche de mon gilet. Je fais abstraction de ma joue, la neige me suffit. Et vous, vous allez bien? Votre café ne s'est pas renversé sur vous? Ce serait dommage avec une si belle tenue. Je finis en regardant la femme en face de moi ainsi que ses habits.


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MessageSujet: Re: « A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn] Sam 9 Jan - 20:08

Spontanée, et facilement inquiète, Kang Ji-Ahn ne retint pas le soupire de soulagement qui s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle entendit la réponse positive de la jeune femme qui avait été la malheureuse victime de sa maladresse. Sa rigoureuse éducation l’avait entrainée à pouvoir marcher des heures avec des talons vertigineux –dont elle avait cependant judicieusement choisit de se débarrasser aujourd’hui-, de rester en position seiza tout aussi longtemps, ou à conserver une allure droite et élégante dans n’importe quelle situation, mais elle aurait finalement, simplement mieux fait d’apprendre à regarder devant elle lorsqu’elle marchait.

« C’est bon, je…. commença l’avocate avec un sourire, avant d’enfin s’apercevoir que l’étudiante qui lui faisait face se collait volontairement de la neige sur la joue. Son sourire s’effaça aussitôt, remplacé par un froncement de sourcils, qui donnait à son visage pâle un air assez autoritaire, où l’inquiétude était cependant nettement perceptible. Montrez moi ça. »

Ecartant la main de la jeune femme d’un geste sûr, mais d’une douceur presque maternelle, elle se pencha vers l’inconnue afin de vérifier si la jeune femme n’avait bel et bien subit que de « petit dommages collatéraux » comme elle disait. La demie Coréenne se rassura lorsqu’elle pu enfin constater de ses propres yeux l’état de la peau sur le bas de la joue de la brulée. L’épiderme de l’inconnue était certes rouge, mais loin d’avoir cet aspect douloureux, et couvert de cloques que les brulures graves pouvaient entrainer. Et cela aurait été bien dommage, car maintenant qu’elle se tenait tout à fait face à l’étudiante, et rassurée quand aux conséquences de sa maladresse, son regard obsidienne se désolait à l’idée qu’elle avait faillit marquer irrémédiablement d’une cicatrice indélébile le visage aimable et harmonieux de l’inconnue.

« Ça sera peut être plus simple avec ceci. » Déclara finalement Maitre Kang, en lui tendant un mouchoir en tissu qu’elle tira de la poche de son manteau, après avoir –enfin- lâché le visage de la brunette, et d’avoir remis une distance un peu plus habituelle entre deux inconnues, honteuse de s’être une nouvelle fois laissée emporter par ses sentiment. Elle s’en excusa d’ailleurs d’un léger signe de tête.


Légèrement mal à l’aise ainsi face à la jeune femme, Ji-Ahn remit une mèche derrière son oreille, tout en observant l’étudiante qui se trouvait face à elle, se demandant comment s’excuser de sa maladresse. Consciente que le regard qu’elle portait sur elle pouvait la gêner, l’avocate préféra finalement mettre ses pensées sous forme de mots. Bien que sa semaine l’ait fatiguée, ce n’était cependant pas une excuse pour accumuler les bévues ! D’autant plus pour une personne de son rang.

« Je ne sais pas comment me faire pardonner… S’excusa de nouveau la jeune avocate, en détournant le regard, gênée une nouvelle fois par son incompétence. Ses prunelles s’arrêtèrent sur un petit café quelques mètres plus bas, dont l’enseigne peinte se balançait doucement sous le vent de décembre, et dont l’odeur de chocolat chaud montait délicieusement jusqu’à eux, lui donnant une idée. Puis-je vous inviter ? demanda-t-elle avec un sourire presque implorant. Je vous en prie, acceptez, au moins pour vous passez de l’eau froide sur le visage... »

Loin de Ji-Ahn l’envie de s’imposer auprès de la jeune étudiante, au contraire, elle avait déjà suffisamment marqué sa journée pour ne pas vouloir l’amputer d’avantage. Elle était simplement inquiète, mais ce n’était pas tout. Philanthrope dans l’âme, la jeune femme aimait discuter avec des personnes différentes. Même à l’âge adulte, elle n’avait pas réussi à perdre cet espèce de candeur et spontanéité, mais qu’elle avait réussi à intégrer à sa manière d’être, si bien que ce n’était finalement pas que simplement et égoïstement soigner sa conscience qu’elle invitait la demoiselle, curieuse d’une certaine manière, de savoir comment une jeune femme comme elle, charmante et polie, pouvait ainsi de retrouver seule un samedi après midi.
Pas que Maitre Kang ne comprenne pas le besoin de solitude ! Au contraire, si une partie de son âme était et resterai fondamentalement à l’écoute des autres, l’autre part était purement et simplement l’âme d’une rêveuse, et avait régulièrement tendance à se retirer dans l’immensité silencieuse et immobile de son appartement, afin de jouer de la harpe par exemple, que de profiter d’une soirée entre collègues. Timide ? Oui, aussi d’une certaine manière.

Se rendant une nouvelle fois compte après coup que ses paroles pouvaient avoir l’air étranges, elle ne pu s’empêcher de s’incliner une nouvelle fois pour s’excuser, avant de tirer de son sac une carte de visite qu’elle tendit à l’étudiante avec un sourire où l’excuse se mêlait à la fierté. C’était une simple carte de visite, comme elle en avait déjà donné des centaines, mais c’était l’une des premières fois qu’elle donnait une carte de visite de son nouveau cabinet.

« Je vous pries d’accepter mes excuses, j’ai oublié de me présenter : Kang Ji-Ahn. Avocate. » Déclara-t-elle finalement de sa voix douce et sereine, un jolie sourire ourlait ses lèvres roses.



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MessageSujet: Re: « A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn] Mar 19 Jan - 18:48

A vrai dire, je n'aime pas rendre inquiet les autres personnes à mon propos. C'est une sale manie que mon caractère a développé et cela doit venir de mon ancien moi je crois.
Avant je faisais la sale gosse juste pour être une sale gosse et je n'étais jamais sincère dans mes confessions intimes.
Du coup déjà que mes anciennes "amies" prenaient plaisir à penser que je souffrais parfois mais qui prenaient un air faussement désolée, je peux vous dire que de revoir cette expression sur une personne, qu'elle soit sincère ou non, cela a le don de me dégoûter plus qu'autre chose. Et en plus je l'assimile très souvent à de la pitié cette inquiétude, qu'elle belle femme je fais dites moi!
En voilà une bien belle histoire me direz-vous et oui c'est une belle histoire, il n'y a aucun problème avec cela! Haha...
Enfin quand je vis le regard rassuré de la demoiselle en face de moi et d'un sens ça m'a rassuré aussi. Je n'avais pas à supporter le fait que j'inquiète les autres, surtout pour une si petite affaire. Il n'y avait aucun mal, à part une petite brûlure et il n'y avait encore moins mort d'homme.
J'avoue, je suis de mauvaise foi, moi aussi à la place de la femme en face de moi je me serais inquiétée parce que je serais gêné d'avoir causé des dommages à quelqu'un. Je l'avoue, je l'avoue c'est bon, j'arrête ma mauvaise foi.
Je lui fit un sourire avant de voir le sien disparaître. Ah tiens, elle a vu la neige dans mes mains. Je n'ai pas eu le temps de réagir que la femme a déjà écarté ma main avec une douceur maternelle.

Je me suis laissée faire, je suis un peu choquée par ce geste presque affectueux (qui le serait si je n'étais pas face à une inconnu, bien évidemment). C'était une sensation assez inattendu, je ne sais pas vraiment depuis quand je n'ai pas eu ce genre de geste à mon égard. Elle me détaille pendant quelques secondes et s'assure que ma peau n'est pas endommagée. 
C'est une bonne initiative et je ne sais pas vraiment pourquoi je me laisse faire. Complètement. Si elle m'avait entraîné n'importe où, je me serais laissé faire comme si de rien n'était. 
La raison? Je ne sais pas, elle m'inspire confiance je crois bien.
Cela fait un moment que je n'ai pas ouvert la bouche pour en sortir des syllabes et ça me perturbe, je ne suis pas si silencieuse habituellement. Je suis un vrai moulin à parole en fait. Il faut que je sorte un peu de mon mutisme sinon elle va encore plus s'inquiéter et je n'en ai pas vraiment envie.
Elle me tend un mouchoir, mon regard passe d'elle au mouchoir pendant quelques secondes puis je lui souris.

-"Je ne sais pas si cela sera d'une grande aide par rapport à la neige! Ne vous inquiétez pas, je n'ai déjà presque plus mal au niveau de ma joue, ce n'était qu'une toute petite brûlure." Dis-je en appuyant sur ma peau de grande brûlée.

Bon d'accord, cela m'a fait un peu mal sur le coup quand j'ai appuyé mais je n'ai rien laissé paraître alors tout va bien dans le meilleur des mondes.
Je sens vraiment le mal à l'aise chez la femme et je dois dire que ça me perturbe un peu aussi mais allons bon, on t'a connu plus meilleure personne Ha-Neul! Essaye de la rassurer sur la situation au moins! 
Je me décide enfin à parler quand elle m'invite puis ensuite m'implore (presque) d'aller au moins me passer de l'eau sur le visage. En fait, je ne vais pas dire non parce que je m'ennui un peu et ça me ferait du bien de me passer un peu d'eau sur le visage. Je ne vais pas le cacher. 
Et puis qui sur cette planète refuserait une invitation? Moi. Je n'aime pas devoir des choses. Mais là je n'ai pas franchement envie de refuser, allez savoir pourquoi! C'est mon cerveau qui dicte, pas moi! Si c'est moi mais je veux juste y aller, c'est tout.

-"Si vous le voulez vraiment, je ne vais pas dire non! De plus, c'est toujours agréable de se faire inviter. Comme ça je me passerais de l'eau sur le visage pour notre santé à toutes les deux!" Dis-je sur un ton enjouée.

Depuis quand je devenue si familière déjà? Ah oui! Depuis que je suis Ha-Neul. Je devrais paraître mieux éduquée... Juste pour être sûr de respecter tout le monde car tout le monde à la droit au respect. Je déteste être irrespectueuse, sauf envers mes parents des fois, parce que je déteste qu'on ne le soit pas avec moi.
Si elle me fait une réflexion, je m'excuserais parce qu'elle mérite mes excuses je crois bien.
Elle finit par me tendre sa carte et se présent. Kang Ji-Ahn? J'ai déjà entendu ce nom quelque part tiens... 
Mais avec ma manie d'oublier les noms et les visages des personnes que je n'ai vu qu'une ou deux fois ne m'aide pas vraiment à me souvenir de qui peut bien être cette femme. Je le saurais bien assez tôt.
Avocate... Et bien dit donc, c'est mon jour de chance! C'est l'un de mes choix pour mon avenir. Dit donc, je vais plus souvent me cogner contre les autres moi.

-"Enchantée Kang Ji-Ahn! Je suis Han Ha-Neul. Heureuse de vous avoir bousculé! Je me tais, je suis une idiote. Excusez-moi, je manque de manière parfois..." 


Aller Ha-Neul, la prochaine fois tu devrais encore plus manquer de manière en te moquant ouvertement des autres, tu n'es plus à ça près n'est-ce pas?
Je me ressaisis quelques secondes et lui offre de nouveau un sourire.

-"Si vous le voulez je connais un café pas trop ici. Ils y servent vraiment de bonne boisson et en plus leur eau est vraiment froide là bas." 


Oui, c'est vraiment le plus important Ha-Neul. Vraiment.


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MessageSujet: Re: « A la lumière de ces pâles rayons hivernaux, une rencontre aura lieu bientôt. » [Han Ha-Neul / Kang Ji-Ahn] Mar 26 Jan - 21:31

Décidément, voilà une fille bien étrange !

Cette pensée apparut dans l’esprit de Kang Ji-Ahn comme la plus grande des évidences, en entendant les réponses dynamiques et un peu loufoques de la jeune brulée. C’était cependant loin d’être une critique, bien au contraire ! Bien que la jeune avocate ne connaisse la jeune étudiante ni d’Eve, ni d’Adam, elle fut brusquement prit d’une violente affection pour cette inconnue. Combien de fois avait elle fait le triste de constat de la monotonie de son existence ? Combien de fois avait-elle contemplé les frontières si droitement coupées du monde trop étriqué dans lequel elle vivait, se demandant ce qu’il y avait derrière.
Tout avait été fait pour qu’elle soit une parfaite jeune femme. Ses manières, ses connaissances, son mode de vie, tout était fait pour tendre vers la perfection et rendre l’héritière de la famille Kang admirable et respectable dans les hautes sphères aristocratique où elle évoluait.

Mais après toutes ces années, tout prenait un goût fade, et la fierté qu’elle avait pu avoir en étant admirée s’était peu à peu envolée. Finalement, était elle autre chose qu’une jolie poupée, soigneusement façonnée dans le but d’être utile à sa famille ? Y avait-il quelque chose dans sa vie qui sorte de l’ordinaire ?
Non. Absolument rien, il n’y avait rien à admirer sous cette peau blanche et se sourire doux, si ce n’est qu’un vide. Il lui semblait que c’était différent autrefois, lorsqu’il était encore avec elle. Chaque jour avait un parfum d’aventure, toutes les journées un goût de nouveauté. Et Ji-Ahn souriait. Pas le sourire doux, et plein de retenue qui ornait si souvent ses lèvres pâle, mais ce sourire enfantin, mais éclatant, d’une lumineuse spontanéité, qui lui donnait l’impression qu’il suffisait à changer le monde.
Le même sourire qui s’étirait à présent sur ses lèvres, avant de s’ouvrir, et de finalement se changer en éclat de rire.


Soudain. Vif. Lumineux. Spontanée.
Le rire clair et cristallin résonna mélodieusement dans l’après-midi glaciale de Séoul, avant de s’éteindre doucement, faisant se retourner vers la fine silhouette le visage curieux et surpris des passants, et la jeune avocate fut même foudroyé du regard par un vieil homme à l’allure aussi sèche que revêche. Mais pour la première fois depuis longtemps, la jeune femme n’y prêta aucune attention, et tourna ses iris obsidiennes encore pétillantes, vers les prunelles de la jeune femme. Depuis combien de temps n’avait-elle pas rit ainsi ? Longtemps. Bien trop longtemps. Au point d’en avoir oublié les bienfaits ; la fatigue qu’elle ressentait, lourde et pesante, à peine quelques minutes auparavant s’était littéralement envolée, comme chassé par l’inexplicable hilarité qui l’avait saisit.

C’était comme avoir rencontré, par cette simple, et glaciale journée d’hiver, une étincelle d’été et de merveilleux. Un arc en ciel à la chaleur étincelante et réconfortante d’un soleil, et au parfum riche et doux à la fois.
Il y avait dans cette inconnue, comme une flamme dansante. Contrairement à bien des gens, elle n’avait pas prit avantage de la situation en lui demandant des dommages et intérêts, mais avait prit la maladresse indescriptible de l’avocate comme une plaisanterie –sans doute un peu douloureuse- mais pour laquelle il n’y avait pas la moindre raison de s’inquiéter. Et puis, il y avait cette spontanéité, ou plutôt cette franchise, sur les autres comme sur elle même.
Elle était libre. C’était la conclusion qui s’imposa bientôt comme une évidence à la jeune nippo-coréenne.
Son rire s’était éteint, mais un large sourire subsistait encore sur ses lèvres.

« Le plaisir de la bousculade est partagé dans ce cas, mademoiselle Han , répondit l’avocate d’un ton malicieux et facétieux qu’elle n’avait pas utiliser depuis longtemps. Et, se prenant au jeu, elle continua avec sérieux, bien qu’une étincelle d’espièglerie soit encore visible dans son regard sombre : Si leur eau est vraiment froide, nous nous devons d’y aller. »

Emboitant ainsi le pas de la jeune inconnue qui n’en était plus une, elles se dirigèrent vers le café qu’Ha-Neul avait indiqué. Elles formaient un étrange duo, l’avocate à l’apparence si féminine et délicate, et l’étudiante simple, et naturelle, à l’image de son franc parlé, mais Maître Kang trouvait cela plutôt amusant, et si le sourire éclatant qu’arborait ses lèvres un peu plus tôt n’était plus, ses fossettes creusaient encore ses joues en une douce expression d’amusement.

Comme promis, l’établissement n’était pas loin, et à peine quelques minutes plus tard, les deux femmes pénétrèrent dans l’atmosphère chaleureuse de l’établissement, où se mêlait les alléchants parfums de chocolats ou de cafés. S’avançant légèrement entre les tables afin qu’on les remarque, elles furent rapidement prise en charge par une serveuse qui leur accorda un salut poli accompagné d’un sourire. Elle semblait un peu plus jeune que Ha-Neul, et travaillait sans doute ici à mi-temps, mais avait l’air de connaître parfaitement son travail, car elle les guida sans hésitation à une table au fond, près de la vitre, et les abandonna pour aller s’occuper d’autres clients après leur avoir donné la carte.

« Avant de commander, vous devriez aller vous mettre de cette eau très froide sur le visage. » Déclara Kang Ji-Ahn une fois qu’elles furent installé, avec un léger clin d’œil, mais d’un ton néanmoins sérieux, presque sans réplique, qu’elle utilisait habituellement lorsqu’elle s’adressait à un confrère qui se comportait d’une façon qu’elle considérait comme anormale, et qu’elle souhaitait le remettre à sa place, ou lorsqu’elle devait faire preuve d’autorité dans les sphères aristocratique où elle paraissait régulièrement.
La jeune avocate en faisait souvent trop, mais elle avait ce coté à la fois gentil et maternel qui la rendait facilement inquiète, et bien qu’Ha-Neul l’ai déjà assuré plusieurs fois qu’elle et sa joue allait bien, l’avocate savait se montrer intraitable, et saurait trainer l’étudiante jusqu’au lavabo des toilettes pour lui mettre elle même de l’eau sur le visage si il le fallait !



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