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"Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin]

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MessageSujet: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Lun 1 Fév - 10:19

Les jardins du complexe hôtelier étaient couverts d’un épais manteau blanc. Alors que le soleil descendait derrière les montagnes, deux enfants, un petit animal et un adulte… Non, trois enfants et un panda roux jouaient dans la neige. Hwang Hyo Jin, son fidèlé Yong ainsi que ses deux petits neveux Hwang So Yeon et Soo Hyun s’adonnaient à une bataille de boule de neige. Après une virulente attaque en plein visage de la part du cadet des deux enfants, l’oncle feint de le pourchasser. Pendant ce temps, So Yeon et Yong se roulaient dans la neige.

« So Yeon ! Soo Hyun ! Votre mère vous cherche ! C’est l’heure d’aller prendre votre douche avant que nous passions à table ! »

Hyo Jin tourna la tête en direction de la provenance de cette voix familière, puis s’adressa aux enfants.

« Oh ! Noona, vous appelle ! Il faut rentrer les petits monstres ! »

Hwang Seong Hee était la soeur ainée de Hyo Jin, née du premier mariage de leur père, le Premier Ministre. En Corée du Sud, la jeune femme s’avérait aussi très connue en tant que présentatrice télé parmi les plus populaires de la péninsule. Mais dans cette station japonaise très prisée des australiens rares étaient ceux en mesure de la reconnaitre. Elle pouvait donc profiter de son séjour en famille en tout quiétude. En famille car s’il n’était présent avec eux, leur père avait fait en sorte que ses trois enfants, Hyo Won, Seong Hee et Hyo Jin, ainsi que sa bru et ses deux petits enfants, soient réunies durant une dizaine de jours à l’occasion de ces vacances aux sports d’hiver. Bien évidemment, le choix de la station japonaise cachait une autre intention, mais cela, contrairement à son frère et sa soeur, le cadet de la fratrie l’ignorait. Le Ministre Hwang et le Fondateur Choi de la Young-Nae University avaient dans l’idée d’introduire progressivement le futur étudiant parmi ses pairs par l’intermédiaire de ce séjour.

« Yong ! Tu viens ? » rappela-t-il son animal de compagnie.

Mais figé dans la neige, une patte levée, le petit panda roux semblait fixer un point dans une toute autre direction. Son maitre répéta son nom. Toujours pas de réaction.

« Hyo Jin ! C’est valable pour toi aussi ! l’appela sa soeur avec taquinerie.
– Oui, Noona, j’arri… »

Et là, Yong détala soudainement comme un lapin en direction de ce qui semblait tant attirer son attention depuis quelques instants.

« Eh ! Yong ! »

Hyo Jin s’élança à sa poursuite. Il se retourna brièvement sans arrêter vers sa soeur et ses neveux pour leur dire qu’il le rejoindrait au restaurant pour le dîner. Sa course le mena alors vers un bâtiment dans lequel, il avait aperçu son ami à quatre pattes s’infiltrer. Franchissant le seuil, le jeune homme n’accorda nulle attention à la pancarte avec l’indication japonaise « Onsen ». Mais il ne tarda pas à être arrêté en chemin par des membres du personnel. L’homme qui le retint s’adressa à lui en japonais, sans doute par préjugé face à ses traits asiatiques.

« Navré Monsieur mais vous ne pouvez pas aller plus loin. »

Hyo Jin le regarda les yeux grands ouverts. Par chance, grâce à ses nombreux voyages, il comprenait assez bien le japonais. Il aurait certainement même pu lui répondre dans cette langue, mais victime de son cruel manque de patience, il rétorqua instinctivement en coréen :

« Pourquoi ?! Pourquoi vous ne me laissez pas rentrer ?! »

Son interlocuteur tacha de rester parfaitement calme et poli. Comprenant qu’ils se confrontaient vraisemblablement à la barrière de la langue, ce dernier s’expliqua alors dans la langue de Shakespeare espérant se faire comprendre :

« Je suis désolé Monsieur, mais vous ne pouvez pas aller plus loin avant de vous être déshabillé. »

Il lui indiquant la direction des vestiaires de la main mais Hyo Jin n’y prêta pas attention.

« Quoi ? Me déshabiller ?? Comment ça me déshabiller ??? Vous êtes…
– Vous êtes dans un onsen, Monsieur. Les règles d’hygiène imposent que vous vous déshabillez avant d’aller plus loin.
– Un on-on-on-onsnen ? »
balbutia-t-il.

Hyo Jin jeta ensuite un regard autour de lui. Ah oui, ça y ressemblait bien ! Mais hors de question qu’il se déshabille !

« Monsieur, prit-il un air plus conciliant invitant son interlocuteur à en faire de même. Laissez-moi passer, s’il vous plait ! Je ne vais pas me baigner, je suis juste venu chercher mon ami Yong ! »

L’homme continua de refuser poliment. Face à l’insistance du coréen, il appela quelques collègues à l’aide du regard. Ceux-ci s’avérèrent utiles lorsque Hyo Jin tenta de forcer le passage.

« Laissez-moi passer ! Je vous dis que je suis juste venu chercher Yong ! Lâ-Lâchez-moi ! Reposez-moi par terre ! »

Il se démenait-il en battant des jambes tandis que deux occidentaux costauds le soulevait par les aisselles et le transportèrent jusqu’à l’intérieur d’un vestiaire pour hommes. Là, ils le lâchèrent et l’homme s’adressa de nouveau au client impétueux avec amabilité :

« Prenez une serviette, et posez-vous vous vêtements dans un panier après vous être dévêtu, vous pourrez ensuite vous rendre librement dans les bassins pour hommes. Nous vous souhaitons un agréable moment de détente dans notre onsen. »

S’excusant pour le désagrément auprès des autres clients présents dans le vestiaire, l’homme et ses deux gorilles refermèrent la porte derrière eux.

« Aiiish ! C’est quoi ces manières ! » s’indigna Hyo Jin.



Il s’apprêtait à aller tambouriner à la porte lorsqu’il remarqua la présence des autres hommes dans la pièce. Embarrassé, le coréen s’efforça de sourire en s’inclinant légèrement pour les saluer et s’excuser discrètement. Le jeune homme s’en alla discrètement dans un coin pour se faire tout petit. Vraisemblablement, il allait devoir se résigner à se dévêtir. Jetant des coups d’oeil en direction des hommes présents dans le vestiaire comme pour s’assurer que personne ne le regardait, Hyo Jin commença à soulever son t-shirt. Puis, il s’interrompit à mi-chemin alors que son tatouage commençait à apparaître dans son dos. Oups…


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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Lun 1 Fév - 13:08

Eun Chae ▬ " La chambre est plus grand que ma chambre au campus. "

La porte se referme deux jeunes filles, l'une d'elle se laisse tomber dans un des lits avant d'écarter ses bras et qu'un léger soupir sort de sa bouche. Ca ne fait qu'une journée qu'elles sont là, et Eun Chae a plutôt l'impression que ça faisait une éternité qu'elles étaient au Japon, dans la station de ski. A peine arrivée, que leur valise s'était été posé dans leur chambre d'hôtel avant de partir chausser des skis pour descendre les pistes. Oh, les deux filles avaient bien rigoler, entre les chutes et les chutes et les chutes.

Eun Chae ▬ " Même plus grande que l'appartement de tonton. "

Voilà, elle l'a dit. Elle se relève en envoyant un oreiller à sa meilleure amie et se bouge pour éviter le retour. Des éclats de rire se répercutent dans la pièce. Elles se poursuivent, se lancent tout les oreillers. Avant de se laisser choir sur le tapis.

Eun Chae ▬ " Tu as gagné, tu es la plus forte. On fait quoi maintenant? J'ai entendu parlé d'un onsen. J'ai envie d'y aller. On y v..."

Un téléphone sonne, Eun Chae se soupire. Voilà, Mi-Ran va disparaitre durant une éternité. Elle la regarde sortir sur le balcon. La jeune coréenne décide de sortir à son tour, laissant un mot sur la table pour annoncer à sa meilleure amie l'endroit où elle devait la rejoindre au cas où.

Les escaliers, la sortie de l'hôtel, un sac dans sa main alors qu'elle porte l'affreuse doudoune que son oncle lui a offert quand sa traitresse d'ennemie à oser parler du voyage organiser à l'université. Eun Chae cherche son chemin pour se rendre à l'Onsen. Au bout d'une dizaine de minutes, elle y entre enfin.

Devant ses yeux se déroulent une scène bien étrange. Un homme qui veut entrer habiller pour chercher après un certain Yong. Elle cligne plusieurs fois des yeux avant de se rendre à l’accueil, on lui explique en anglais quand elle secoue sa tête plusieurs fois qu'elle ne comprend pas les instructions. Quoi que même en anglais, elle ne comprend pas. Mais ça, elle se tient de le faire remarquer. Il manquerait plus qu'on dise que les étudiants de Youngnae sont nuls en langues et qu'on lui retire sa bourse d'étude.

Elle suit donc une femme d'un certain âge qui lui ouvre la porte des vestiaires. Et là, elle baisse ses yeux. D'autres femmes se déshabillent. Eun Chae se met devant l'un des casiers, rouge. Oui, rouge. Elle qui déteste qu'on l'a voit dans le plus simple des appareils, voilà qu'elle doit se déshabiller devant de parfaites inconnus. Doucement, elle enlève son pull et le plie avant d'entourer de sa poitrine la serviette qu'on lui a donné.

Nue, la serviette plaquée contre son corps, elle s'approche du bassin extérieur, vu que c'est le seul lieu où il n'y a personne. Un pied dans l'eau, elle l'enlève en souriant avant de le replonger, serrant toujours contre elle le morceau de tissus qui cache son corps. Doucement, elle s'avance dans l'eau, se retrouvant des pieds à la tête. La chaleur de la source, lui fait un bien fou. Les courbatures vue sa première journée au ski disparaissent grâce à l'eau chaude. Elle oublie comment elle est si peu vêtue s'installant dans un coin, profitant de l'instant.

Pourtant, elle se sent observer. Comme si quelqu'un l'a regardait. Un regard aux alentours lui prouve le contraire, elle est seule. Totalement seule. Et c'est là qu'une chose saute dans l'eau à quelques mètres d'elle, l'éclaboussant. A la place de hurler, elle ne bouge pas. Sauf qu'une autre femme était là, et que cette dernière se met à hurler.


Inconnue ▬ " AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! Un rat."

La femme sort de l'eau en courant, continuant à hurler. Elle, la seule chose qu'elle fait est de chercher après le prétendu rat. Sans vraiment bouger. Quoi que sa tranquillité risque d'être dérangé d'ici un instant.
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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Lun 1 Fév - 15:55

Hyo Jin arrêta donc son geste au moment où l’enlevage de t-shirt commençait à révéler son tatouage. Alors, certes, il ne considérait pas avoir à rougir de cette oeuvre d’art qui avait été gravé dans sa chair. Cependant, le garçon n’était pas sans savoir – d’autant plus qu’il avait été tatoué dans un salon même de l’archipel – que la culture japonaise n’avait pas un très bon rapport aux tatouages. Pour beaucoup de japonais encore qui disait tatouage, disait yakuza. Il manquerait plus que les gens dans le vestiaires le prennent pour un mafieux… En même temps, il avait rien demandé lui ! N’était-ce pas ces deux gros bras blonds qui l’avait jeté dans cette pièce ? Et après, on viendrait lui reprocher d’être entrer sans demander si les tatouages étaient autorisés au sein de cet onsen ? Il faudrait pas pousser le panda du haut des bambous ! D’ailleurs, en parlant de panda, il ne faudrait pas qu’il en oublie son objectif…

Avant de continuer à ôter son t-shirt, le sino-coréen jeta un coup d’oeil furtif par-dessus son épaule afin d’observer les autres clients de l’onsen. Diantre que les occidentaux n’avaient pas le même squelette qu’eux ! Ni le même régime alimentaire ! Ah non, il n’y avait pas là que des Apollon à la plastique de rêve à moins que l’Apollon des temps modernes ait abusé des fast-food. On peut même dire que Hyo Jin passait presque pour un minet squelettique au milieu de tous ceux-là. Eh ! Mais ! Il a carrément laisser tomber sa serviette celui-là ! Telle une demoiselle aux yeux offensées, le sino-coréen tourna furtivement la tête sur le côté, les joues de l’éclat d’une fleur de pivoine. Ses yeux croisèrent alors ceux d’un quarantenaire assis sur le banc longeant l’un des murs face auxquels les hommes se dévêtaient. Pourquoi il le regardait comme ça celui-là ? Qu’est-ce qu’il voulait ? Paniqué, Hyo Jin finit d’ôter prestement son t-shirt arborant presque fièrement son tatouage dans le dos.

« T’as vu ?! Je suis un Yakuza ! Alors garde tes distances vieux pervers ! » s’engaillardit-il intérieurement.

Enroulant la grande serviette autour de sa taille avant d’enlever son pantalon ainsi que ses sous-vêtements, le jeune homme ne perdit pas de temps avant de quitter les vestiaires. Une fois la porte franchit, il poussa un profond soupir de soulagement. Sa brusque assurance d’orgueil et surtout d’auto-protection retomba aussitôt. Hyo Jin prit conscience de sa presque nudité et piqua instantanément un phare. Ce n’était pas tout mais il devait retrouver Yong ! Où pouvait bien être passer ce sacripant ? Tout coincé, marchant presque en crabe en longeant les murs une main tenant fermement sa serviette juste en dessous de son nombril comme de peur qu’elle ne tombe et révèle son anatomie, l’autre main ne sachant guère qui de son torse ou de son tatouage à l’omoplate elle devait cacher en priorité, l’étrange jeune homme se rendit jusqu’au bassin extérieur des hommes. Au milieu de l’épaisse brume de vapeur, il se sentit un peu plus à l’aise. Ou du moins, plus à l’abri des regards de ses messieurs dévêtus se prélassant dans l’eau chaude. Hyo Jin jetait néanmoins des yeux grands ouverts sur leurs silhouettes perceptibles à travers le brouillard. Comment faisaient-ils pour se détendre en étant tout nu devant les autres ? Certes l’eau et la vapeur dissimulait l’essentiel, mais quand même !

En contre-partie, bonjour la galère pour retrouver un petit panda fugueur à travers cette purée de pois. Hyo Jin entamait le pourtour du bassin en essayant de se faire le plus discret possible, rêvant en cette instant de la fameuse cape d’invisibilité. Soudain, à défaut de se présenter devant lui, Yong lui signala l’emplacement de sa localisation. De l’autre côté de la parois en bois entre les deux bassins extérieurs, le hurlement d’une femme criant au rat retentit. Au premier instant, Hyo Jin tressaillit, puis commença à soupirer qu’il y avait vraiment des excités dans ce monde, lorsque la seconde suivante, une petite ampoule s’illumina dans son cerveau. Un rat ? YONG !

Sans réfléchir, le garçon accourut – non pas en direction du couloir qui aurait été un chemin normal, bien que vers l’interdit – mais tout droit sur les rochers décoratifs qu’il escalada avec aisance, s’agrippa à une branche d’arbre dont il se servit ensuite pour atteindre le sommet de la palissade sur laquelle il posa un pied avant de bondir de l’autre côté et… PLOUF ?!

Eh bien oui ! PLOUF ! Hyo Jin atterrit directement les fesses dans l’eau. Sortant la tête de l’eau, il s’ébroua vigoureusement avant de réaliser qu’il se trouver face à face avec une jeune fille. Le temps sembla se figer. C’était irréel, n’est-ce pas ? Mais le temps continuait de s’écouler comme en témoigna la serviette qui vint paisiblement flotter entre eux deux. Les yeux de Hyo Jin glissèrent instinctivement dessus. Et soudainement, il prit conscience que cette serviette était sa serviette ! Qu’il était nu comme un ver sous cette eau qui par chance dissimulait son corps. Il se saisit prestement de la fameuse serviette comme pour essayer de l’enrouler à nouveau autour de sa taille mais celle-ci n’avait de cesse de remonter à la surface dès lors qu’il ôtait sa main. Puis, la réflexion fit lentement son chemin dans sa cervelle jusqu’à ce qu’il comprenne autre chose : la demoiselle aussi était dénudée sous l’eau !!!!!! Son visage devint alors encore plus rouge que lorsqu’ils prient ses premiers coups de soleil sur les côtes californiennes !


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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Lun 1 Fév - 18:07

La femme part en courant, Eun Chae quand à elle s'amuse à immerger son corps totalement dans l'eau, tout en tenant contre elle la serviette. Quoi que c'est un peu étrange de tenir un bout de tissu éponge quand on est dans l'eau ainsi. La prochaine fois, elle prendra un maillot. Durant un instant tout se passe bien. Quand un Plouf se fait entendre. Oui oui, un plouf. Des goudelettes sont projetés dans sa direction l'obligeant à fermer les yeux.

Puis de fermer, ses paupières se relèvent et là, comment dire... Un homme. Oui, un homme. Enfin, elle referme ses yeux pensant rêver. Quoi que son rêve serait étrange là. Rêver d'un homme dans un bassin interdit pour eux. Pauvre Eun Chae, sa journée de ski la vraiment fatiguée. Après avoir manger, elle ira de suite se coucher, et tempis si Mi-Ran proteste en lui disant qu'elles vont sortir. Non non, puis de toute manière, la boursière n'a pas d'argent pour ce genre futilité comme aller boire un verre avec les autres.

Ses yeux s'ouvrent à nouveaux, et sa respiration se coupe un instant et reprend aussi vite. Elle ouvre sa bouche, un son, plutôt un cri sort de ses lèvres tout en fixant l'étranger en face d'elle. Avant de regarder la serviette qui flotte entre eux deux.


Eun Chae ▬ "PERVE...."

En plein milieu de son mot, Eun Chae s'arrête et éclate de rire. La serviette solitaire à retrouver son propriétaire. Celui-ci se bat avec elle pour qu'elle arrête de remonter à la surface. Tout en rigolant, instinctivement, elle serre la sienne contre elle, de peur qu'elle s'échappe aussi, il ne faudrait pas qu'un inconnu puisse voir ... Juste en pensant à ça, la jeune fille se met à rougir et détourne la tête. Quoi que lui aussi il est ... Pétrifiée jusqu'à maintenant, rougissant de plus en plus, l'orpheline bouge pour mettre une distance entre eux, tout en préférant garder ses yeux bas sur l'étendue d'eau.

Eun Chae ▬ " sortez d'ici où je crie."

Parlant dans la seule langue qu'elle connait, sa langue maternelle, le coréen. Elle continue à se mouvoir dans l'eau pour mettre une distance entre eux. Logiquement, les autres filles auraient hurlés, d'autres profiteraient de la situation. Mais Eun Chae est malheureusement elle. Bien entendu elle a peur. Mais elle sait qu'elle ne doit pas le montrer. Et si c'est un malade mentale, elle trouvera bien le moyen de s'en débarasser sans avoir d'autres hommes ici. Il manquerait plus que d'autres la voient portant juste une serviette pour cacher son corps.

Eun Chae ▬ " Je compte jusqu'à dix, si à dix vous êtes pas sorti, vous allez au coin. Un ... Deux ..."

Vous allez au coin... Oui, bon, elle a tellement l'habitude d'utiliser cette phrase qu'à la longue, elle n'y fait pas attention. Quoi qu'elle relève sa tête de sa bêtise, elle la secoue de gauche à droite. Avant de regarder l'inconnu, si ça se peut il n'a pas comprit un mot de ce qu'elle vient de dire. Oui, c'est ça. Un touriste ou un autochtone.
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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Mar 2 Fév - 12:34

Hyo Jin aurait très certainement voulu disparaître en cet instant. Sa mémoire ne saurait lui dire s’il avait déjà connu confusion plus intense que celle-ci. Sans doute oui, mais momentané, il avait l’impression que nulle situation ne pourrait être pire ! Il ne pouvait plus regarder la demoiselle directement. Son visage écarlate et ses yeux rivés vers le bas, il ne devina sous mouvement d’éloignement que grâce aux légers clapotis de l’eau et la vague silhouette de son reflet à la surface. Lui, il se sentait glissé progressivement de plus en plus bas sous l’eau. Et sa serviette de plus en imbibée d’eau commença à se montrer de plus en plus docile.

Il tiqua alors au son mélodieux de sa langue natale, redressant la tête. Dans la brume vaporeuse, Hyo Jin n’avait pu discerner distinctement les traits du visage de son interlocuteur et par définition, il l’avait supposé australienne ou japonaise… Quoi que non, il n’avait pas franchement eu l’occasion de se poser ce genre de questions jusqu’à présent. Là, par contre, il se demanda si elle était aussi sud-coréenne ou si elle avait deviné qu’il l’était ? Peu probable. Son esprit oubliant brièvement la situation plus qu’embrassante dans laquelle ils se trouvaient, le jeune homme ouvrit la bouche prêt à énoncer son étonnement et ses interrogations à haute voix lorsqu’il l’entendit continuer : « Je compte jusqu’à dix… »

Ses paroles précédentes résonnèrent instantanément dans la tête du garçon : « Sortez d'ici ou je crie. » Elle entama son décompte. Hyo Jin se hâta aussitôt commençant à se mouvoir dans l’eau.

« Ah ! Non ! Attendez ! C’est bon ! Je sors ! Je… Au coin ? » prit-il soudainement conscience de la fin de sa phrase, interloqué.

Il resta dubitatif et immobile. Avait-il bien entendu ? Elle semblait bien parler coréen mais peut-être n’était pas si accoutumée à cette langue et venait-elle de faire une erreur ? Il hésita à rire, un léger tressaut soulevant son abdomen. Puis, il l’entendit continuer son décompte. En tout cas, elle savait compter en coréen ! « Trois… Quatre… »

« Stop ! Attendez ! Je m’en vais ! Je m’en vais ! Ne criez pas ou ne me punissez pas ! »

À nouveau, il marqua un temps d’arrêt. Plus que la situation, leurs propos devenaient de plus en plus sujet à la controverse. Des bruits de pas venant dans leur direction en provenance du pourtour du bassin se firent entendre accompagnés d’éclat de voix. Il est vrai que l’autre hystérique était parti en hurlant au rat. Quelle inculte ! Yong n’était pas un rat ! N’avait-elle jamais vu un panda roux domestique ?

« Tssss… » siffla-t-il en secouant légèrement la tête.



En attendant, les pas se rapprochaient et celui qui risquait d’être fait comme un rat, c’était bien lui ! De son regard fuyant, il chercha un échappatoire. Il pourrait essayer de s’enfuir mais… Ses pupilles s’arrêtèrent sur la silhouette de la jeune fille. Elle risquait de le dénoncer ! Par pur réflexe instinctif, il parcourut en moins de deux secondes la distance qui les séparait et vint planquer sa main contre la bouche jeune fille, plaçant l’autre devant la sienne dans un geste illustrant sa supplication de se taire. Il la repoussa doucement dans un proche recoin où la vapeur semblait plus opaque tout en veillant à garder la distance que la longueur de son bras lui permettait entre eux. Il ferma les yeux et s’efforçant de convaincre son esprit de faire abstraction de leur nudité mutuelle. Jusqu’à ce jour, Hyo Jin ne croyait pas qu’on pouvait vraiment mourrir de honte, à présent, il n’en était plus aussi certain !

Les pas se rapprochèrent… Ils se rapprochèrent… Et s’éloignèrent. Quand soudain :

« Hyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Hyo Jin tressaillit au cri strident qui retentit. Une autre voix anglophone s’alerta et s’enquerra de demander à la première la raison de son effroi. Apparemment, celle-ci aussi venait de voir une créature au milieu des rochers. Le jeune homme poussa un profond soupir de soulagement en laissant retomber son bras. Au moins, Yong lui aura rendu ce service après l’avoir mis dans une telle panade.

« Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirk ! »

Un cri de plus ! Qu’avaient-elles donc toutes à s’égosiller de la sorte ?

« Qu’êtes-vous donc en train de faire ici, jeunes gens ????! » s’étrangla une femme dans la langue de Shakespeare, effarée.

Ah bah, cette fois-ci, c’était pour eux…

« VOUS N’AVEZ DONC PAS HONTE ! LES JEUNES N’ONT PLUS AUCUNE RETENUE DE NOS JOURS ! »

Le sino-coréen s’écarta aussitôt d’un bond de plusieurs mètres de la jeune fille, et s’empressa d’essayer de démentir, en anglais également :

« Madame ! Ce n’est pas ce que vous croyez ! Attendez ! »

Alors qu’il se mouvait tant bien que mal dans l’eau, l’intervenante se tournait déjà en direction de l’entrée du bassin :

« APPELEZ LA SÉCURITÉ ! »


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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Mar 2 Fév - 14:43

Eun Chae se sent mal à l'aise, déjà quand elle a dû se déshabiller devant ses femmes, sa serviette l'a aidé à se cacher sinon, elle n'aurait pas su. Mais là, l'inconnu qui ne bouge pas, qui reste là, la tête basse, la rend mal à l'aise.

Hyo Jin ▬ " Ah ! Non ! Attendez ! C’est bon ! Je sors ! Je… Au coin ?"

Alors là, la demoiselle le regarde étonnée. Car les mots prononcer sont en coréen. Oui, en coréen et non pas en japonais ou en anglais. Attendez! Y a un soucis là. Il a vraiment comprit ce qu'elle vient de dire. Ses yeux s'écarquillent sous la surprise pourtant, elle continue son décompte. Au moins, il a comprit, c'est déjà ça.

Eun Chae ▬ " trois, quatre, cinq ..."

Bon, un sourire amusé se dessine sur les lèvres de la boursière, vu qu'il a comprit qu'elle le mettrait au coin. C'est un lapsus dû à son boulot de gardienne d'enfant. Son regard toujours sur l'inconnu, elle le voit amuser par sa phrase. Mais elle ne se refroidit pas, loin de ça. Le décompte, elle continue encore, pour bien lui faire comprendre qu'elle serait capable non pas de le mettre au coin mais de hurler.

Hyo Jin ▬ " Stop ! Attendez ! Je m’en vais ! Je m’en vais ! Ne criez pas ou ne me punissez pas ! "

A son stop, elle s'arrête. Là, au moins, il a enfin comprit. Sauf qu'ils ne bougent pas. Elle venant de comprendre ce qu'elle lui a dit et surtout la fin de sa phrase. Ne le punissez pas. Elle rougit encore plus. Elle secoue sa tête, clignant des yeux. S'apprête à parler, ouvre sa bouche, la referme car aucun son ne sort. Puis, des bruits de pas, des voix se font entendre. Elle jette un regard vers l'entrée du bassin extérieur. Elle regarde de nouveau l'homme en face d'elle, se demandant si elle doit hurler pour prévenir qu'il y a un homme ici. Seulement, voilà, elle ne bouge pas, tétaniser.

Quand il s'approche d'elle, plaquant sa main sur sa bouche. Son corps se met à trembler. L'inconnu la tire dans un endroit où on risque pas de le voir. Tel une marionnette, elle se laisse faire, ne voulant pas qu'il la brutalise. Les voix se font entendre, les bruits de pas aussi. Un autre cri, un rat. Il la lâche, elle se retourne vers lui.

Là, on peut dire que leur regard se croisent enfin. Vu la distance trop courte entre eux. Elle retient son souffle, tout en détaillant les traits du visage du garçon. Non, elle ne le connait pas, elle ne l'a même nullement croisée à l'université. Elle va pour reculer mais l'eau l'empêche de bouger. Alors que dans sa tête, une alarme se met à sonner. Vu la proximité, vu qu'ils ne portent rien. Enfin, lui, une serviette et elle... Rien. Ses rougeurs qui commençaient à disparaître reviennent d'un coup comme par magie.

Inconnue ▬ "Qu’êtes-vous donc en train de faire ici, jeunes gens ????! "

Un sursaut, sa tête qui se tourne vers une femme. Eun Chae ne sait plus quoi faire. Même si elle ne comprend pas ce qu'on vient de leur dire. Il ne faut pas lui faire un dessin pour comprendre qu'il y a un malentendu. Un gros mal entendu.

Inconnue ▬ " VOUS N’AVEZ DONC PAS HONTE ! LES JEUNES N’ONT PLUS AUCUNE RETENUE DE NOS JOURS ! "

Au crie, elle se recule aussi comme son camarade d'infortune d'un bon mètre, mettant une distance plus que raisonnable entre eux deux.

Eun Chae ▬ " C'est pas ce que vous croyez, madame. "

Ils parlent en même temps, mais pas dans la même langue. Vraiment pas. Eun Chae a toujours eu du mal avec d'autres langues que la sienne. Elle n'a pas comprit quand l'inconnue a élevé la voix, enfin si elle a comprit. C'est pas difficile à comprendre. Un homme, une femme, nus tout les deux, se regardant dans un endroit isolé. Il faut pas être scénariste pour se faire des films. Seulement voilà, Eun Chae n'est pas comme ça, absolument pas ainsi. Et elle ne compte pas le devenir! Son oncle ne l'a pas élevé pour qu'elle devienne une réplique de sa mère après tout.

Puis, les choses s'enchaînent. Des hommes arrivent. L'un d'eux saute dans le bassin pour tirer l'inconnu, alors que la femme lui montre la rive. Elle l'a rejoint, de toute manière elle n'a que ça à faire. Attendant que les hommes quittent le lieu. La coréenne les regardent partir, poussant l'inconnu devant eux. Les entendant parler, rire même. La femme lui tend la serviette en lui tirant sur le bras pour qu'elle sorte de l'eau.

C'est étrange, vraiment étrange. Logiquement, on aurait dû la reconduire vers les vestiaires. Sauf que c'est pas le même chemin. L'étudiante resserre la serviette autour d'elle, regardant le carelage. Il manquerait plus qu'on appelle un des responsables de l'université, et elle se retrouverait renvoyer. Adieu ses études. Et elle risque de se faire tuer par son oncle et pire, Mi-Ran. Ou les deux en même temps.

Devant elle, un homme qui la regarde et qui porte son regard à l'opposé. Eun Chae tourne sa tête, et rougit. L'inconnu est là aussi, portant juste sa serviette trempée.


Directeur ▬ " Les étrangers pensent que notre  Onsen est un lieu de rencontre. Vous ne respectez rien. Vous embrassez ainsi dans un lieu interdit aux hommes. Vous... "

L'homme parle en japonais. Eun Chae ne comprend absolument rien de ce qu'il dit. Là, elle a juste la tête baisse sur ses pieds, s'imaginant qu'elle est habillée pour oublier que sous sa serviette, elle ne porte rien, absolument rien. Il continue à parler longtemps. Très longtemps, une éternité... trente secondes quoi.

Directeur ▬ " Vous semblez être une jeune fille responsable comment avez-vous pu..."

Eun Chae ▬ " Je ne comprends pas. Je ne parle pas japonais et ni anglais. "

Voilà, les seules mots qu'elle sait dire dans le langue de Shakespeare, quoi qu'elle sait aussi se présenter.
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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Mer 3 Fév - 9:25

Leurs voix se firent échos. Elles étaient porteuses du même sens mais dans une langue différente. Hyo Jin jeta un regard en direction de seule qui s’inscrivait désormais dans sa mémoire comme l’inconnue de l’onsen. Un souvenir qu’il ne serait pas prêt d’oublier. Un bref instant. Juste avant que l’autre femme ne se mette à hurler après la sécurité. Et ceux-ci, deux gros morceaux occidentaux, les mêmes qu’un peu plus tôt d’ailleurs, ne tardèrent pas à faire leur apparition. Sans doute étaient-ils déjà sur le qui-vive suite à la première alerte au rat. L’un sauta à pied joins dans le bassin pour venir attraper le sino-coréen par le bras avec fermeté. Il se montra brusque alors que le jeune homme manifestait explicitement son intention d’obtempérer sans résistance.

« Je sors ! Je sors ! Je sors » répétait-il précipitamment en anglais alors qu’il se faisait trainer jusqu’au bord du bassin.

Et une fois à hauteur du deuxième gorille, celui-ci ne fut pas plus précautionneux. Il asséna Hyo Jin d’une vigoureuse impulsion dans le dos afin de lui signifier d’ouvrir la marche. Ils ricanaient ses deux molosses, mais ils ne se méfiaient pas que Hyo Jin puisse s’enfuir en courant ? Assurément, il l’aurait fait, si… Un regard en arrière par-dessus son épaule en direction de la jeune fille qu’une femme aidait à s’extraire de l’eau, le sino-coréen détourna la tête aussitôt avant de ne voir quoi que ce soit de l’anatomie de la demoiselle qui pourrait être dévoilée à sa sortie de l’eau avant qu’une serviette ne vienne dissimuler son corps. Une nouvelle brusque impulsion se répercuta entre ses deux omoplates.

« Aiiish ! » siffla Hyo Jin entre ses deux.

Les deux chargés de la sécurité ricanèrent alors qu’ils se dirigeaient vers la sortie du bassin sous les yeux outrés et courroucés des baigneuses.

« Alors, c’était elle Yong ? railla un premier.
– Regarde-moi, ça ! l’enjoignit le second en désignant le tatouage. Ça se prend pour un dur et ça se croit tout permis. »

Ils arrivèrent dans le couloir et passèrent devant la porte des vestiaires. Hyo Jin la pointa alors de ses index joints comme si ses mains étaient menottées.

« Hum… On-on entre pas là ? »

Apparemment non.

« Où-où on va ? Ok ! Ok ! Ok! Je veux bien partir, mais s’il vous plait, laissez-moi récupérer mes vêtements, hein ?! Aller, soyez sympas les gars, hein ?! Vous allez quand même pas nous jeter dehors comme ça ? »

Il se retourna pour essayer de pointer la jeune fille quelques mètres en retrait escorter par une femme.

« Regardez-la, vous ne voudriez quand même pas qu’elle tombe malade, hein ? »

Il avait beau parler en anglais enfin de s’assurer d’être compris, il ne reçut nulle réponse. Hyo Jin continua néanmoins sa vaine argumentation énergique jusqu’à ce qu’ils se retrouvent, l’inconnue de l’onsen et lui, dans ce qui ressemblait fort au bureau du Directeur de l’Onsen.

Tels des enfants qui se faisaient sermonner, l’homme d’origine vraisemblablement japonaise leur faisait des remontrances dans la langue natale. Les yeux rivés vers le sol, le sino-coréen penchait légèrement la tête en essayant de comprendre ce que ce radoteur pouvait bien vociférer. Minute ! Il a bien entendu ? « KISU » ???

« WHAT ? laissa-t-il s’échapper. WAIT ! »

Mais son interruption ne fut pas du goût de l’homme en face de lui qui le fusilla du regard. Il en fallait plus pour faire taire Hyo Jin qui reprit une inspiration avant de s’apprêter à reprendre la parole lorsqu’il reçut une vigoureuse claque à l’arrière de la tête. Ouch ! Ces australiens semblaient bien tirer avantage à la mentalité rigide des japonais !

L’homme adressa ensuite ses reproches tout particulièrement à la jeune inconnue. Ses mots traduisait parfaitement sa pensée. Elle, elle n’avait pas l’air d’être ce genre de fille, alors que lui, ce tatoué, ne semblait déjà n’être plus qu’un cas désespéré. Il grommelait intérieurement. Puis, lorsqu’il entendit la douce voix de la compagne de mésaventure, Hyo Jin ne put s’empêcher de redresser la tête, ses yeux se posant sur elle, étonné. N’avait-elle rien compris de tout ce qui avait pu se dire depuis qu’ils avaient été surpris dans le bassin ? Son regard se reporta presque aussitôt sur leur interlocuteur, effectuant un pas en avant.

« Ne la blâmez pas, Monsieur ! Nous sommes coréens ! C’est la première fois qu’elle voyage à l’étranger ! Elle ne comprend pas bien ni la langue, ni les uses et coutumes ! » inventa-t-il sur le coup.

Hyo Jin s’inclina devant l’homme.

« Je vous prie de nous excusez ! Tout est de ma faute ! J’ai essayé de profiter son ignorance ! Ne l’accablez pas trop, je suis le seul responsable ! Excusez-nous ! » débita-t-il ses plates excuses en anglais certes, mais comme un japonais le ferait.

Il n’y avait pas trente-six solutions à cette situation. De toute façon, les employés de l’onsen n’accepteraient jamais de croire la vérité. Un tatoué qui prétend être venu chercher son panda roux fugueur et qui est tombé par mégarde dans le bassin des femmes… Qui croirait à une telle histoire ? Et pourtant, c’était bel et bien la vérité. Hyo Jin nota dans un coin de sa mémoire qu’il ne devrait pas oublier de relater cette journée dans son carnet, sinon d’ici quelques temps, lui non plus, ne serait plus aussi certain de la véracité de cette mésaventure. Reconnaitre son tort et l’innocence de l’inconnue n’était pas totalement faux non plus. L’ennui résidait dans l’erreur d’interprétation mais bon… Ces individus s’étaient déjà fait une idée bien arrêtée sur lui. Si seulement, Hyo Jin avait pu porter des vêtements en ce moment, il aurait assurément défendu sa peau avec plus de vigueur mais là… Il ne sentait pas le mieux armé pour engager la bataille de l’honneur.

À la finalité, les deux coréens écopèrent d’une inévitable interdiction de remettre les pieds dans l’onsen. Après interminable sermon, ils furent reconduit aux vestiaires. Les deux gorilles attendirent même que le garçon en ressorte pour s’assurer qu’il quittait bien l’établissement.


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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Mer 3 Fév - 12:38

Pas besoin de comprendre une langue pour savoir de quoi l'homme parle. Eun Chae voit où est le problème. Et en temps normale, c'est elle qui serait entrain de remonter les bretelles à des enfants. Oui voilà, logiquement c'est la jeune fille qui fait la morale. Mais là, deux inconnus, l'un qui ne se gêne pas pour la regarder, la mettant mal à l'aise et l'autre qui... qui quoi à la fin? Pourquoi est-il venu dans le bassin des femmes? Qu'est-ce qu'il voulait après tout. Plein de questions traversent son esprit. Mais ce qui lui fait baisser la tête est le fait que son corps est seulement caché par une serviette. Qu'elle sert le bout de serviette contre elle, de peur de le laisser tomber et là, c'est la catastrophe.

Et l'autre qui parle, elle qui ne comprend rien. Un petit coup d'oeil vers lui. Eun Chae ne comprend pas, vraiment pas. Pourtant, elle l'imite. S'inclinant aussi devant le directeur, espérant qu'on la laisse partir, qu'elle puisse au moins s'habiller.

Les secondes paraissent être des minutes, des minutes des heures. Pourtant, la porte s'ouvre, et elle est la première à sortir. Son regard fixe un point droit devant elle, ne voulant voir personne. A cet instant précis, elle ne souhaite qu'une chose pouvoir s'enterrer quelque part et ne plus sortir. Comme la chambre d'hôtel quel partage avec sa meilleure amie. 

Dans les vestiaires, les femmes présentent parlent en lui lançant des regards aux coins. L'étudiante se sent encore plus mal à l'aise. Elle se dépêche pour pouvoir sortir le plus vite possible. Mettre une distance entre le bâtiment et surtout l'inconnu.

Un bonnet sur sa tête, sa capuche aussi. Elle passe à l'entrée sans jeter un regard aux gens. Là  encore, on la montre du doigt en murmurant sur son passage. 

Dés qu'elle passe la porte, sin regard tombe sur l'inconnu. Celui qui l'a empêché de se relaxer de sa journée de ski. La jeune fille lui lance un regard noir avant d'accélérer le pas.

Bien entendu elle l'entend l'appeler. Ce qui fait qu'elle accélère ses pas. Plus loin il y aura une distance entre eux. Plus loin, elle réussira à oublier tout ça. Pour être sur, elle se met à courir prenant la direction de l'hôtel. 

Et là,  son pied se pose sur du verglas.  Eun Chae essaye de garder l'équilibre, moulinant des bras.


Eun Chae - "J'en ai marre de cette journée "

Énervée,  l'humeur perdue.  Elle réussit à parler alors qu'elle se sent tomber en arrière.

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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin] Jeu 4 Fév - 12:45

À sa sortie des vestiaires, Hyo Jin eut donc le « plaisir » de constater que son escorte personnelle l’attendait de bien ferme afin de l’accompagner jusqu’à la sortie. Les doigts de l’un d’eux vinrent même se poser sous le bras du sino-coréen comme s’il était indispensable de le tirer de force pour le flanquer à la porte. Mais le jeune homme ôta aussitôt son bras dans un sifflement.

« Aiiiish ! »

Il leur répéta pour la énième fois qu’il obtempérait alors pourquoi ces deux-là insistaient pour le considérer comme un véritable voyou prêt à leur planter un couteau dans le dos à la moindre occasion. Bonjour les préjugés !

Hwang Hyo Jin se retrouva ainsi finalement dehors. La morsure du froid le saisit brutalement au vif ! La différence de température avec l’intérieur de l’onsen était assez violente ! Cet écart ne se ressentait pas autour des bassins extérieurs du fait de la vapeur ambiante. Le jeune homme frissonna brièvement. Si son frère et sa soeur avaient vent d’une telle mésaventure ! Assurément, Hyo Won vendrait la mèche à papa ! Ça sentait le retour au bercail prématuré et l’assignation à résidence jusqu’à la rentrée ! Enfin, il valait toujours mieux affronter la colère de Papa que la fureur de Grand-père ! Si Hyo Jin n’était pas son unique descendant masculin, Grand-Père Chang serait limite capable de le faire castrer pour un tel écart de conduite ! Instinctivement, le garçon porta les mains à ses bijoux en geste de protection. Vraiment, comment avait-il pu en arriver là ? Ah ! Oui ! Yong !

Il fit volte-face pour se tourner à nouveau vers l’entrée de l’onsen. Avec tout ça, il n’avait pas retrouver son chenapan de panda roux ! Prêt à franchir à nouveau la porte, celle-ci s’ouvrit sur la jeune fille avec qui il venait de partager ce moment plus qu’embarrassant. Leurs regards se croisèrent. Juste un instant. Hyo Jin détourna aussitôt la tête en baissant les yeux, sentant le feu lui monter aux joues. Étrangement, il n’avait plus du tout froid. Au contraire, une vague de chaleur née du sentiment de honte l’envahissait. Elle l’avait vu presque tout nu…

Le regard noir que l’inconnue lui avait lancé s’imposa alors dans son esprit. Hyo Jin redressa la tête, se retourna et la vit s’éloigner prestement. Elle avait vraiment dû le prendre pour un obsédé qui venait mater les femmes pendant qu’elles se baignaient ! Il devait absolument rétablir la vérité !

« Miss ! » l’interpella-t-il alors.

Le sino-coréen se rappela ensuite qu’elle ne parlait pas anglais – bien que la compréhension du terme Miss soit quasi-universelle – et se corrigea en répétant son interpellation dans sa langue natale, le coréen :

« Mademoiselle ! Mademoiselle ! Mademoiselle ! »

Plus il essayait de la rattraper, et plus elle semblait accélérer le pas ! Allait-il devoir lui courir après ? Les muscles de son corps qu’il n’avait pas écouter lorsqu’il avait franchi la palissade commençaient à lui dire qu’il abusait un peu pour une seule et même journée. Ce n’était pas comme s’il avait pris un soleil monumental dans la matinée grâce à une débutante en snowboard un peu trop téméraire. Sans doute pouvait-on même la qualifier d’idiote mais ne serait-ce pas l’hôpital qui se moquerait de la charité de la part de Hwang Hyo Jin ? Dans sa définition de la témérité celle-ci restait étroitement liée à l’idiotie et l’inconscience du danger.

Le garçon finit donc par se résigner à s’élancer au pas de course pour rattraper l’inconnue qui ne l’était plus tant en considération de la révélation d’une partie de leur nudité réciproque. Soudainement, il la vit glisser sur une plaque de verglas et basculer en arrière. Ni une, ni deux, Hyo Jin eut le réflexe d’agrandir sa foulée pour se trouver juste à temps derrière elle afin de la rattraper et d’empêcher sa chute.

Ayant glisser ses bras sous les siens, l’entourant par la taille et le dos de la demoiselle à proximité de son torse, il s’enquérait aussitôt avec une pointe d’inquiétude dans la voix :

« Est-ce que ça va ? »


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MessageSujet: Re: "Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin]

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"Mais puisque je vous dis qu'il y a méprise !" [Seo Eun Chae / Hwang Hyo Jin]

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